Pourquoi mon manager est fâché avec le remote ?

Pourquoi mon manager est fâché avec le remote ?

Télétravail, home-office, « remote », plusieurs mots qui désignent la même chose, travailler de chez soi où de l’endroit que l’on souhaite.

C’est un mode de travail de plus en plus répandu surtout chez les développeurs qui sont nombreux à le pratiquer ou du moins à vouloir le pratiquer à raison de quelques jours par semaine ou à temps plein.

Selon une étude Stackoverflow, en France, 12 % des développeurs effectuent au moins une partie de leur activité en télétravail. Toujours selon cette même étude 48% des développeurs seraient prêt à quitter leur emploi pour une entreprise qui leur propose du télétravail.

Je préfère mille fois travailler de chez moi…

Un développeur déclarait « je préfère mille fois travailler de chez moi, et pour rien au monde je ne retournerais travailler dans les locaux de mon entreprise. J’évite tous les inconvénients : le respect d’horaires fixes, le temps de déplacement, les embouteillages… ainsi je gagne du temps que je peux consacrer à ma famille, de plus puisque j’organise mon temps, je suis beaucoup moins stressé et donc plus productif. C’est gagnant- gagnant pour moi et mon employeur ».

En effet aujourd’hui avec les technologies plus besoin d’être physiquement au bureau pour avancer sur ses projets. C’est un mode de travail complètement compatible avec les métiers de l’IT.

Pourquoi, alors qu’il est tant plébiscité chez les salariées, encore peu d’entreprise le pratique ?
En effet le nombre de startups recrutant des “remote workers” monte en flèche alors que dans les entreprises dites « classiques » ce nombre stagne.

Pourquoi les entreprises sont-elles si « frileuses » à le mettre en place ?

J’ai ma petite idée sur la question…tadam, le présentéisme !

Cette idée bien française qui veut qu’on soit présent dans l’entreprise. Cette notion est encore très ancrée dans les pratiques managériales. Forcément cette notion s’oppose au télétravail puisque par définition le salarié est « absent » des locaux de la société.

Malheureusement on entend encore des manageurs dire « comment je vais faire pour m’assurer qu’il travaille s’il n’est pas présent » ?

Le télétravail pose inévitablement la question du management à distance. Le management fondé sur le présentéisme et le contrôle des collaborateurs n’est pas compatible avec la distance, synonyme plutôt de confiance et de transparence. Ainsi les sociétés qui pratiquent le télétravail sont contraintes de faire évoluer leur pratique managériale.

Le télétravail serait davantage lié à une entreprise plutôt qu’à une fonction, il correspondrait avant tout à une culture d’entreprise !

isabelle