Être un bon manager : Les Do et Don’t du lead développeur

Être un bon manager : Les Do et Don’t du lead développeur

Qu’il travaille au sein d’une agence, d’une société de conseil, d’une ESN, PME… les missions du lead développer sont avant tout de diriger une équipe de développeur et bien évidemment d’assurer le développement technique d’un projet.En tant que manager c’est lui qui doit piloter les équipes ainsi qu’encadrer le projet. Ainsi en plus de compétences techniques hors pair, le lead doit également détenir des compétences managériales.

Voici une petite liste des principales qualités attendues par les collaborateurs et au contraire un écueil d’actions à éviter.

 Ce qu’il faut faire 

1. Détenir des compétences techniques solides

Cela peut prêter à sourire, mais comment un lead peut-il être le référent en matière de code s’il ne maîtrise pas la stack. Il doit contrôler le travail de ses équipes, mais également répondre aux questions des collaborateurs et trouver des solutions alors que parfois il s’agit de situations qui n’ont pas encore été rencontrées. Pour cela il faut indéniablement savoir se documenter.

2. Faire monter en compétence

Il s’agit de l’une des principales missions du lead développeur qui débute dès le recrutement du collaborateur et se poursuit tout au long de la collaboration. Un collaborateur motivé et soutenu sera forcément plus performant. Parallèlement le lead doit créer un environnement de travail stimulant avec par exemple des ateliers de travail, des formations internes afin que les collaborateurs acquièrent de nouvelles compétences. (Pour aller plus loin, voici notre article « Que faut-il pour rendre un développeur heureux » ?)

3. Savoir communiquer

Il essentiel que le lead puisse vulgariser ses propos en fonction de son interlocuteur. Il doit adapter le niveau de détails fournis en fonction de la personne à qui il s’adresse (développeur junior vs développeur confirmé). Véritable expert du projet, il est l’interlocuteur privilégié. Il explique et rassure les collaborateurs. Il doit donner régulièrement des feedbacks aux développeurs ainsi que sur l’avancée du projet. Le lead doit également tenir informer les autres services de la société notamment sur les aspects business.

Le lead développeur d’aujourd’hui est résolument un expert communiquant.

Ce qu’il ne faut pas faire

1. Un travail désorganisé

Le lead développer a pour principale mission la supervision du projet, pour cela il doit superviser la bonne progression des développements, définir la ligne directrice a adopter. Cela demande une très grande autonomie qui elle s’accompagne d’une très bonne organisation. Le Lead intervient souvent sur plusieurs projets simultanément, anime les réunions, est sollicité par les différents collaborateurs… Par conséquent il doit faire particulièrement attention à son organisation. Il faut savoir organiser son temps, prioriser les tâches, savoir déléguer si nécessaire.

2. Vouloir tout contrôler

Le lead peut être tenté de vouloir tout contrôler puisqu’il est le garant du projet cependant à vouloir tout contrôler, tout superviser, on finit par ne faire les choses qu’à moitié. Pire encore on démotive ses collaborateurs qui se sentent « fliqué ». Plutôt que d’être constamment dernière chaque développeur, le lead doit mettre en place des moyens et des outils de contrôle performants permettant aux collaborateurs une certaine liberté dans leur action.

3. Trop de développement

Bien évidemment le lead continue à coder. Il intervient souvent sur les parties les plus complexes du projet. En revanche, il doit savoir déléguer afin que cette partie « développement » n’empiète pas sur ses missions d’encadrant. La fonction de développement ne doit pas prendre le pas sur celle de management ce qui l’empêcherait d’encadrer correctement son équipe. Dans bon nombre d’entreprises, le déficit de management est causé par le manager lui-même qui refuse de déléguer. La principale mission du lead réside dans le fait de faire travailler les autres en harmonie, tel un chef d’orchestre. Ce n’est pas une mission aisée pour les leads qui sont majoritairement d’anciens développeurs, qui doivent ainsi accepter de changer leurs habitudes au quotidien.

Anouk Delisle